À la recherche des causes premières du désastre écologique

Approche révolutionnaire du rapport entre environnement et civilisation, l’écogénétique humaine remet en question le fonctionnement même du psychisme humain et ses possibles dysfonctionnements, en tant que causes premières des dommages infligés à la nature.

Elle pose une question fondamentale, jusqu’ici négligée par le monde scientifique: pour quelle raison les artefacts générés par notre intelligence dépassent-ils trop souvent nos propres capacités d’adaptation et celles des autres espèces vivantes ? Pourquoi ces artefacts nous paraissent-ils indispensables alors même qu’ils sont incompatibles avec les exigences du milieu naturel, dont dépend notre survie ? Il y a là une contradiction biologique ou philosophique qui mérite d’être éclaircie.

Une fois clairement énoncées, ces interrogations ouvrent la voie à une vision radicalement nouvelle des relations entre l’homme et l’écosystème planétaire. Chaque activité humaine doit être reconsidérée non seulement quant à ses conséquences environnementales, mais aussi quant à ses raisons d’être : répond-elle à un vrai ou à un faux besoin ? Quelle est l’origine de ce faux besoin ? Met-il en cause la nature humaine en soi, ou plutôt ses avatars induits par la culture ?

L’écologie traditionnelle centre son action sur les processus de dégradation de l’environnement et sur leurs causes matérielles. Elle ne s’intéresse guère aux facteurs psychologiques, voire psychopathologiques qui en sont les racines. C’est pourtant là que peut se trouver la clé fondamentale de toute réforme durable en matière de sauvegarde de l’environnement.

Bases historiques de l’écopsychologie

Paul Shepard est un pionnier de l’écophilosophie et de l’écopsychologie. Il a lancé la discussion sur l’interaction entre la psychologie humaine et les comportements destructeurs de l’environnement. Pour lui, les habitudes éco-suicidaires prennent racine dans une « paralysie ontogénique » qui se développe dès l’invention de l’agriculture, point charnière où la civilisation a cru pouvoir se couper de l’habitat naturel. L’écogénétique humaine remonte plus haut dans la chaîne des causalités potentielles : il s’agit ici de décrypter les modifications du fonctionnement psychique qui ont poussé nos ancêtres et nous poussent encore à chacun des comportements destructeurs de l’environnement, dont l’ascension de l’agriculture ne fut qu’un premier symptôme. Il reste ensuite à élucider les causes précises de ces modifications, ainsi que des cercles vicieux qu’elles ont engendrés et qui menacent aujourd’hui la biosphère.

Le problème écologique dans son ensemble est intimement lié au fonctionnement du psychisme humain. Inventivité, désir, volonté, illusion, extrapolation, fascination, occultation, dépendance, égocentrisme, paresse, avidité, peur, lâcheté, conformisme, mal-être, dépression, névrose, paranoïa, perversion : tous ces aspects sont impliqués dans nos comportements et l’étaient déjà sans doute dans ceux de nos ancêtres. Ils déterminent chaque interaction entre l’homme et son environnement et sont sujets à toutes sortes de dérégulations.

Pourquoi ressentons-nous par exemple les ressources de la planète a priori comme infinies et inépuisables ? Quels sont les moteurs inconscients qui sous-tendent notre dépendance au consumérisme et sa force de contagion ? L’explosion démographique résulte-t-elle des instincts naturels de l’homme ou d’une déviation de ces instincts ? D’où proviennent les forces qui font que l’on trouve toujours des hommes déterminés à poursuivre une action dont on sait qu’elle menace l’avenir de la planète ?

SAMSARA food sequence from Baraka & Samsara on Vimeo.

Hypothèse de départ

La question est finalement de savoir si le fonctionnement psychique qui sous-tend chacune de nos inventions et modifications comportementales fait partie du fonctionnement naturel du psychisme humain, ou s’il doit être considéré comme un aspect pathologique dont notre science n’aurait pas encore clairement percé les mystères ni cerné les contours. En d’autres termes: l’origine de la dégradation planétaire serait-elle à chercher dans une réelle folie de l’homme ? Resterait alors à savoir où commence et où finit cette folie. Et surtout : quelles en sont les causes…

Vous trouverez ici la première démarche écologique qui tente de mettre en lumière les liens réciproques entre dysfonctionnements psychiques et dégradations environnementales, afin de définir des modalités socioculturelles, comportementales, alimentaires et agricoles compatibles avec les données génétiques du monde vivant et avec le bonheur de l’individu. Elle propose en cela une véritable révolution de pensée et d’action.

Vous pourrez vous en convaincre en découvrant les différentes pages de ce site, chacune exposant une autre facette de ce problème aujourd’hui vital.

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