Première démarche

Parler d’une « première démarche » peut paraître ambitieux. Il n’est pourtant pas inutile d’attirer l’attention sur une question cruciale : quels sont les processus écopsychologiques qui ont présidé à l’évolution de notre civilisation vers une impasse écologique planétaire ?

On ne sait actuellement pas grand-chose sur les raisons qui ont engagé notre civilisation sur cette voie apparemment sans issue. On ne sait pas non plus si les moyens mis en œuvre permettront d’enrayer la descente aux enfers. il est donc essentiel d’examiner objectivement les contingences psychologiques qui ont engendré notre mode de vie et qui nous en rendent encore dépendants aujourd’hui, au point que nous avons le sentiment que ce mode de vie appartient à la nature même de l’homme.

Différentes raisons donnent au contraire à penser que certains dysfonctionnements psychiques sont à l’origine de toute une gamme de faux besoins. C’est en comprenant les mécanismes internes de ces faux besoins et leur caractère illusoire que l’on peut espérer changer la donne. Une prise de conscience générale est indispensable, et celle-ci ne sera possible que si le problème est explicité de manière rationnelle, scientifique et accessible au grand public.

Encore faut-il que l’information arrive à tous les acteurs de la débâcle si l’on veut obtenir un mouvement d’ensemble, seul moyen de stopper la spirale. Attirer l’attention sur le caractère novateur de la démarche, en précisant qu’elle est pionnière en la matière, pourrait sensibiliser l’opinion même si cela risque d’irriter certains esprits…